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Les voitures autonomes de Waymo ont 68 % moins d’accidents que les humains

Source: Radio Canada
Comme Google, Waymo est une filiale d'Alphabet. (Photo d'archives)  Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger
Comme Google, Waymo est une filiale d'Alphabet. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Les robotaxis sans conducteur déployés par l'entreprise Waymo à San Francisco, Phoenix, Los Angeles et Austin ont bien moins d'accidents par kilomètre parcouru que les véhicules conduits par des humains, indiquent les données colligées par des chercheurs américains.

L'étude publiée jeudi (nouvelle fenêtre) par l'Insurance Institute for Highway Safety (IIHS)une organisation dédiée à la sécurité routière, révèle que 89 accidents avec des véhicules de Waymo et ayant nécessité un rapport de police ont été recensés à San Francisco, Phoenix, Los Angeles et Austin de 2021 à 2024.

Cela correspond à 1,28 accident par million de kilomètres parcourus. En comparaison, les conducteurs humains ont enregistré un taux d'accidents de 4,06 par million de kilomètres parcourus dans ces mêmes villes. Bref, les robotaxis de Waymo (développés par Alphabet, la maison mère de Google) seraient 68 % moins dangereux.

Pour arriver à cette conclusion, l'étude indépendante a utilisé des données recueillies auprès de la police, de Waymo, ainsi que des bases de données fédérales.

Les résultats montrent que, dans une certaine mesure, ces voitures autonomes sont plus sûres que les conducteurs humains, qui peuvent être somnolents, sous l'influence de substances ou avoir des moments d'inattention, a déclaré David Harkey, président de l'IIHS.

Toutefois, le système actuel de collecte de données des accidents [mis en place par les autorités] n'est pas suffisamment performant pour permettre un suivi continu.

Une citation deDavid Harkey, président de l'Insurance Institute for Highway Safety

Pour obtenir des résultats utilisables, les chercheurs ont en effet dû effectuer un fastidieux processus de nettoyage des données qui a notamment permis d’éliminer environ le quart des accidents signalés, dont de nombreux doublons.

Par ailleurs, les résultats des robotaxis des autres compagnies n’ont pas pu être évalués, étant donné que seule Waymo fournit des détails sur le nombre de kilomètres parcourus par ses véhicules.

Les résultats obtenus sont néanmoins encourageants. En plus d'être moins fréquents, ce sont aussi des accidents moins graves. Il ne s'agit pas de collisions par l'arrière. Les collisions frontales sont aussi beaucoup moins fréquentes, a ajouté Eric Teoh, directeur des services statistiques de l’IIHS en entrevue à CBC News.

Des impairs douloureux pour l'image

Certains experts doutent cependant encore de la fiabilité des véhicules de Waymo. Des scènes comme celle d'un véhicule Waymo s'engageant sur une route inondée ou s'arrêtant sur la voie d'un tramway se retrouvent dans des compilations avec des millions de vues. Cela suscite le scepticisme quant aux données suggérant qu'ils sont à la pointe de la technologie.

Il y a toujours eu un certain scepticisme sain quant à la fiabilité de leurs données, quant à la possibilité qu’ils aient influé sur le processus d’une manière ou d’une autre, a déclaré Andrew Miller, auteur du livre The End of Driving sur l’avenir de la conduite automatisée en ville.

Par exemple, ils savent à quoi ressemble un panneau d'arrêt, mais ils sont perplexes lorsqu'un ouvrier du bâtiment tient ce panneau.

Une citation deAndrew Miller, auteur du livre The End of Driving

Selon M. Miller ces véhicules ne prendront pas le dessus dans un avenir proche et devront longtemps se cantonner aux trajets du centre-ville, selon lui.

Lancé en 2020 à Phoenix, Waymo est désormais présent dans 11 États américains et prévoit de s'étendre au Royaume-Uni et au Japon.

Ses véhicules sont classés au niveau 4 sur l'échelle d'automatisation. Les véhicules de niveau 5, capables de rouler sans intervention humaine en toutes circonstances, n'existent pas encore.

L'entreprise fait également pression pour lancer ses services au Canada, mais ses efforts de lobbying ont jusqu’ici donné peu de résultats.

Les lois de la Colombie-Britannique interdisent par exemple la catégorie de véhicules autonomes à laquelle appartient Waymo.

À Toronto, il s'agit d'un autre genre de barrière. Waymo devrait prouver que ses véhicules ne mettraient pas les gens au chômage ni ne compromettraient les moyens de subsistance des travailleurs, mentionne par courriel un porte-parole de la Ville.

D'autres doutent de leur capacité à conduire dans des conditions hivernales.

D'après un article (nouvelle fenêtre) de Lauren Battagello, CBC News

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