Le groupe de Mark Zuckerberg a préféré transiger avec les Etats qui l'accusaient d'avoir conçu des réseaux sociaux dangereux pour les mineurs. L'accord prévoit de brider l'usage des applications et pourrait concerner aussi ses concurrents TikTok et YouTube.
Par Florian Dèbes
Meta évite l'infamie de la condamnation tant espérée par les parents de centaines d'enfants et d'adolescents suicidés. Accusé d'avoir conçu des réseaux sociaux addictifs et dangereux pour les jeunes utilisateurs, le propriétaire d'Instagram et Facebook a préféré transiger après cinq jours de procès à Oakland (Californie). Il se dit prêt à verser environ 18 milliards de dollars de dédommagement aux Etats américains qui avaient mené la charge judiciaire.
Même aux Etats-Unis ou ce type d'accord est courant, le montant détonne. En contrepartie, le groupe de Mark Zuckerberg a obtenu la fin des poursuites et sort de ce procès sans avoir à admettre le moindre tort. Les Etats vont de leur côté pouvoir obliger Meta à réviser son application pour parer en partie les risques concernant les mineurs aux Etats-Unis : par défaut, les moins de 18 ans ne pourront pas se connecter plus de deux heures par jour. Les compteurs de « like » seront aussi masqués.