Arturo Merzario, pilote dans les années 70 pour le constructeur italien, considère que le recrutement du Britannique était avant tout une opération commerciale.
Après quatorze courses (sur 24), Lewis Hamilton n’occupe qu’une triste sixième place au Championnat du monde avec Ferrari. Le Britannique, arrivé l’hiver dernier court toujours derrière son premier podium en rouge. Un mariage décevant entre deux mythes du sport automobile qui interroge. Arturo Merzario (57 grands prix), qui fut pilote pour la Scuderia en 1973, a son avis sur les raisons de ce qui ressemble pour le moment à un énorme échec pour le septuple champion du monde.
L’Italien au chapeau, davantage connu pour avoir extrait Niki Lauda de sa monoplace après le terrible accident sur le circuit du Nürburgring en 1976 que pour ses exploits au volant (11 points marqués et 40 abandons), qualifie le recrutement de «King Lewis» de simple «opération commerciale». Un beau coup de pub mais certainement pas un mariage fondé sur une réelle volonté de performer selon lui.
Le recrutement d’Hamilton ? Une opération commerciale d’abord
« À mon avis, l’arrivée d’Hamilton à Maranello était une opération commerciale. À ma connaissance, 90 % des employés n’ont pas approuvé cette décision», a assuré le Transalpin cité par Marca après un entretien accordé à La Gazzetta dello sport, estimant que cette union forcée aurait contribué à démotiver l’ancien as du volant de chez Mercedes. «Quand un pilote ne se sent pas valorisé ou intégré au groupe, il perd sa motivation. Pourquoi se donner à fond pour gagner trois dixièmes de seconde alors qu’on ne peut pas descendre de la troisième ligne ? », a-t-il ajouté.
Hamilton «n’est pas fini»
Arturo Merzario ne condamne pas pour autant Hamilton. Au contraire. « Ce n’est pas fini. Il attend la bonne occasion. Il ne prendra des risques que lorsque ce sera nécessaire, pas pour la huitième place. D’ailleurs, s’il voulait partir, il trouverait une autre équipe», a détaillé l’Italien qui n’a pas pris au sérieux les déclarations alarmantes du Britannique au fond du trou lorsque son coéquipier Charles Leclerc a décroché la pole position en Hongrie alors que lui se faisait éliminer en Q2. «La voiture est en pole, donc le problème, c’est clairement moi. Il faudrait peut-être que Ferrari change de pilote. Je ne sers à rien...», avait-il déclaré dépité. «Ces déclarations me semblaient un peu ironiques , mais bien sûr, cette position est inacceptable pour un septuple champion du monde. Je pense que Lewis se sent comme quelqu’un qui a été détruit par Ferrari », a analysé Merzario.
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