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Epidémie 2 min de lecture

Hantavirus : comment la recherche se mobilise face à la souche des Andes

Source: Le Monde
Hantavirus : comment la recherche se mobilise face à la souche des Andes

Après l’apparition de cas mortels à bord du bateau de croisière « Hondius », des programmes ont été lancés par l’OMS et des Etats pour mettre au point des traitements et vaccins contre ce virus. Si sa létalité est de 40 %, le nombre limité de cas suggère une faible transmission interhumaine. A ce jour, les anticorps monoclonaux constituent la piste la plus prometteuse.

Par  et 

« Pas inquiets, mais vigilants », c’est en ces termes que les experts qualifient, pour l’heure, leur état d’esprit autour du hantavirus de la souche Andes. « Le risque épidémique est faible », rappelait, vendredi 15 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en se disant attentive à rompre toute chaîne de contamination. En effet, cette forme d’infection à hantavirus, dite « du Nouveau Monde », seule connue pour se transmettre entre humains, affiche une létalité d’environ 40 %. Deux jours, plus tard, dimanche, l’OMS a en revanche déclaré une urgence de santé publique de portée internationale, son deuxième niveau d’alerte le plus élevé, pour une épidémie à un autre virus, Ebola. Le variant Bundibugyo, contre lequel il n’existe aucun vaccin, serait responsable de plus de 80 décès en République démocratique du Congo (RDC), et d’un en Ouganda.

Concernant les hantavirus, l’alerte a été déclenchée le 3 mai, lorsque l’OMS a signalé un possible foyer d’infection à bord du MV Hondius, un bateau de croisière parti début avril d’Ushuaia, en Argentine, avec près de 150 personnes de 23 nationalités à son bord. Ce scénario n’est pas sans rappeler la contamination à bord du paquebot Diamond-Princess, placé en quarantaine au large du Japon, au début de la pandémie de Covid-19, en février 2020.

Douze cas sont à ce jour confirmés, et l’on compte trois décès. Un Néerlandais de 70 ans, mort le 11 avril, pourrait être le patient zéro. Agée de 69 ans, sa compagne est également décédée.

Face aux risques, l’OMS et de nombreux Etats ont rapidement activé des protocoles de prise en charge et de surveillance. En France, une femme positive au virus Andes est actuellement hospitalisée en réanimation à l’hôpital Bichat (AP-HP).

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