Les attaques de la Maison Blanche contre la politique de diversité en entreprise ont particulièrement touché les femmes. Embauches, promotions et conditions de travail s’en ressentent.
Par Caroline Talbot
Lorsque l’administration de Donald Trump a déclaré illégaux les programmes DEI (diversité, équité, inclusion) en entreprise, à son retour au pouvoir en janvier 2025, la chaîne de magasins de produits de beauté Lush est entrée en résistance.
Pour garder en vie les mots décriés, la branche nord-américaine de cette marque britannique a décidé de rebaptiser trois de ses produits les plus populaires : Thermal Waves est devenu Diversity (« diversité »), Sakura s’appelle dorénavant Equity (« équité ») et American Cream a pour nom Inclusion. « Nous nous battons toujours pour nos droits », assure Jag Bhachu, la responsable des personnels et de la culture. Et de mettre en avant la place des femmes dans son organisation : 66 % des salariés sont de sexe féminin, 82 % des cadres sont des femmes, et même 91 % des cadres supérieurs.
Le soutien de la gent féminine est érigé en priorité des ressources humaines : les congés parentaux peuvent aller jusqu’à quarante-huit semaines, et les ERG (Employee Resource Groups), ces groupes de ressources partageant des intérêts communs, comprennent un collectif queer et un club ménopause. La clientèle apprécie. Lush a reçu de nombreux messages de soutien sur LinkedIn, YouTube ou Instagram.
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