A la tête de 120 millions d’euros de chiffre d’affaires, la marque révise sa stratégie pour moins dépendre de son succès, l’Adventurer, et s’exporter.
Par Juliette Garnier
« On peut parler des sacs Cabaïa ? Je les trouve horribles. » Lucie Houari fait partie de ces instagrameurs qui, sur le réseau social, se moquent de la marque de sacs à dos. Elle n’est pas la seule. Les « Cabaiahaters », ces comptes qui, sur Instagram ou TikTok, disent leur haine envers ce fabricant créé en 2015, sont nombreux. « Au début, j’en étais très content », avoue Bastien Valensi. Le cofondateur de la marque de sacs Cabaïa y voyait la rançon du succès. « Puis, ça a fait mal. L’équipe a donc écouté les critiques et s’en est servi pour faire évoluer la gamme », poursuit-il.
Objectif : moins dépendre de l’Adventurer, ce modèle au succès phénoménal. Depuis 2019, date du lancement de ce sac à dos multipoche, l’entreprise en a écoulé des millions : « 4 millions en 2025 », observe le dirigeant. Et, de fait, ce modèle vendu à partir de 89 euros est sur toutes les épaules, partout dans la rue, les transports en commun.
La marque est parvenue à devenir numéro un du marché français, à la barbe de l’américain Eastpak, en proposant une alternative au « sac à dos de sport pratique mais moche » et au sac de maroquinerie « joli mais pas pratique », explique l’entrepreneur. Depuis ses débuts, chaque modèle – garanti à vie – peut être personnalisé à l’aide d’un jeu de poches amovibles, aux coloris multiples, parfois imprimés de léopard.
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