L’administration Trump recourt de manière croissante à des accords d’«expulsion vers des pays tiers» pour expulser des migrants non-américains, notamment pour décourager les passages illégaux vers le territoire américain.
Par Le Figaro avec Reuters
Les États-Unis et l’Argentine sont en négociations avancées en vue de conclure un accord qui permettrait à Washington d’expulser vers le pays sud-américain des migrants non américains en provenance des États-Unis , a indiqué vendredi le New York Times. Si aucun accord n’a encore été finalisé avec son homologue Javier Milei, le président américain Donald Trump, qui a fait campagne en promettant d’expulser les migrants en situation irrégulière, a accéléré ces expulsions et renforcé la répression des franchissements de frontières depuis son retour au pouvoir cette année.
Ces pourparlers se tiennent dans un contexte de durcissement migratoire des deux côtés. À Washington, l’administration Trump mène une offensive d’ampleur contre l’immigration irrégulière, avec l’envoi d’agents fédéraux dans plusieurs villes, des opérations qui ont parfois tourné au drame comme à Minneapolis. En Argentine, le ton s’est également durci sous la présidence de Javier Milei: les autorités mettent en avant un niveau inédit d’expulsions et ont déployé les forces de l’ordre pour des contrôles migratoires dans la périphérie de Buenos Aires.
En décembre, le minuscule État insulaire des Palaos, situé dans le Pacifique, avait accepté d’accueillir jusqu’à 75 migrants non américains en provenance des États-Unis dans le cadre d’un accord à hauteur de 7,5 millions de dollars, ont annoncé les deux pays. Des ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis sont également arrivés au Costa Rica, au Salvador, en Eswatini et au Panama en décembre. Sur le continent sud-américain, le Paraguay et l’Équateur ont également signé des arrangements similaires avec Washington.