Après plusieurs tentatives avortées, la cheffe de l’opposition vénézuélienne est rentrée dans son pays dimanche. Certains veulent croire qu’elle va accentuer la pression et contribuer à la tenue d’une élection présidentielle prochainement.
Par Julia Pascual
Son retour était attendu. Elle l’avait annoncé, tenté même, à plusieurs reprises. Mais, dimanche 25 octobre, l’arrivée dans son pays de Maria Corina Machado, cheffe de l’opposition vénézuélienne et Prix Nobel de la paix 2025, n’en a pas moins eu l’effet d’une secousse politique. Pour ses partisans, il s’agit d’un pas significatif vers une transition politique. C’est en tout cas, pour le gouvernement par intérim de Delcy Rodriguez – mis en place après l’enlèvement du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines, le 3 janvier –, une donnée importante avec laquelle il va désormais devoir composer.
Jusque-là, les Vénézuéliens assistaient, impuissants, à la recomposition du pouvoir chaviste autour des Rodriguez (Delcy, présidente par intérim, et son frère Jorge, président de l’Assemblée nationale), estime Rafael Uzcategui, militant des droits humains en exil au Mexique. « Beaucoup de gens ne se sentaient pas représentés, résume-t-il. Avec le retour de Mme Machado, il y a de l’espoir, de la joie. »
Sur les réseaux sociaux, des images de la Vénézuélienne de 59 ans la montrent à l’église de Santa Rosa, un des lieux de pèlerinage les plus importants du pays, à l’ouest de la capitale, puis saluant une foule venue l’acclamer à différentes étapes de son trajet en voiture jusqu’à Caracas. Elle n’a pas fait de déclarations formelles à ce stade.
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