Le roi Charles III a signé sa première apparition publique au premier rang du défilé Tolu Coker, à Londres, peu de temps après l’arrestation de l’ex-prince Andrew, dans le cadre d’investigations autour de l’affaire Epstein.
Par Augustin Bougro
La Fashion Week de Londres commence fort. Ce 19 février, le roi Charles III a signé une entrée surprise au défilé Tolu Coker. Habillé d’un costume gris, le père des princes Harry et William a été escorté à son siège et s’est installé au premier rang du défilé entre Laura Weir, présidente du British Fashion Council, à sa droite, et Stella McCartney, à sa gauche.
Souriant, il a suivi le show avec attention, échangeant parfois quelques mots avec sa voisine de droite. Créatrice britannico-négérienne, Tolu Coker confectionne depuis 2018 ses collections à Londres à partir d’étoffes provenant de stocks dormants et de matériaux surcyclés selon des techniques novatrices, un thème cher au souverain. «Elle puise son inspiration dans les enjeux politiques liés à l’identité et aux contextes sociaux, et son travail s’appuie sur une pratique multidisciplinaire. Alliant savoir-faire artisanal et technologies innovantes, ses créations, principalement unisexes, mettent l’accent sur la déconstruction et le développement durable», précise le site officiel de la Fashion Week londonienne.
Contexte tendu
Cette apparition du roi Charles III intervient dans un contexte plus que tendu. Plus tôt dans la journée, son frère, Andrew Mountbatten Windsor, a été arrêté dans sa demeure de Wood Farm à la suite d’allégations de «faute dans l’exercice de fonctions officielles». La police britannique avait auparavant indiqué «évaluer» des informations selon lesquelles l’ex-prince Andrew avait transmis des informations potentiellement confidentielles à Jeffrey Epstein, du temps où il était émissaire du Royaume-Uni pour le Commerce international, entre 2001 et 2011.
Quelques heures avant son arrivée au défilé, le roi Charles avait publié une déclaration dans un rare communiqué signé de son nom, indiquant être «profondément inquiet» mais précisant que «la justice doit suivre son cours».