Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline va réaliser la seconde plus importante transaction de son histoire en rachetant l’américain Nuvalent pour 10,6 milliards de dollars, relève Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».
Isabelle Chaperon, Chroniqueuse au service Economie
En 2014, les laboratoires pharmaceutiques GlaxoSmithKline (GSK) et Novartis avaient troqué des pans d’activité, comme d’autres des vignettes Panini. Le britannique apportait ses médicaments contre le cancer au Suisse en échange des vaccins de Novartis. Une transaction à 21 milliards de dollars (18 milliards d’euros), la plus importante jamais menée par GSK. Et voilà que le géant britannique réalise la seconde plus importante opération de son histoire : il casse sa tirelire afin de regarnir son portefeuille en oncologie, douze ans après ce choix stratégique douteux.
Comme la plupart des grands laboratoires, GSK est confronté à l’expiration des brevets de médicaments vedettes. Son produit phare pour traiter le VIH tombe dans le domaine public à partir de 2028. Il lui faut donc trouver des molécules prometteuses pour compenser les futures pertes de chiffre d’affaires, quitte à les acheter faute de percées majeures dans son portefeuille de produits en développement.
Il vous reste 49.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.