Le président américain inflige des droits supplémentaires de 25 % sur les importations de voitures aux États-Unis. C’est l’ensemble de l’industrie qui est touchée, y compris les constructeurs américains, constate “Bloomberg”. À l’exception notable du patron de Tesla, un proche de Donald Trump.
Les droits de douane supplémentaires de 25 % sur “toutes les voitures qui ne sont pas fabriquées aux États-Unis” annoncés par Donald Trump mercredi 26 mars vont “nuire aux constructeurs automobiles du monde entier et feront grimper les prix pour les consommateurs américains”, estime Bloomberg. Parmi “ces multiples perdants, un gagnant se distingue : Tesla”, l’entreprise d’Elon Musk.
Le fabricant de véhicules et de batteries électriques “produit toutes les voitures qu’il vend aux États-Unis” dans ses méga-usines en Californie et au Texas, explique le média économique américain, “ce qui le protège largement des nouvelles taxes de Trump sur les importations d’automobiles et de composants clés”, qui entreront en vigueur à partir de la semaine prochaine
En revanche, ses concurrents directs, “du Sud-Coréen Hyundai Motor à l’Allemand Volkswagen en passant par l’Américain General Motors, seront bientôt confrontés à une flambée des coûts”.
Sam Fiorani d’AutoForecast Solutions, analyste du secteur, le confirme :
“Il y a très peu de gagnants. Les consommateurs seront perdants, parce qu’ils auront un choix réduit et des prix plus élevés.”
Tesla est “moins exposé” aux nouvelles taxes, souligne un autre analyste. L’entreprise le reconnaît elle-même sur X en vantant ses modèles comme “les voitures les plus américaines”.
“Pas de faveurs”
S’il est moins touché que les autres constructeurs, Elon Musk a tout de même commenté sur X l’“impact ‘significatif’” des nouvelles taxes sur l’entreprise. “Selon les modèles, entre 60 % et 75 % des composants utilisés par Tesla sont fabriqués aux États-Unis, d’après les déclarations faites en 2024 à l’administration”, note le média spécialisé. Le reste provient essentiellement du Mexique.
Donald Trump a tenu à faire savoir qu’il “n’y avait pas de conflit d’intérêts” concernant le PDG Elon Musk, malgré son rôle de premier plan au sein du gouvernement. “Il ne m’a jamais demandé de faveurs dans le domaine des affaires”, a observé publiquement le président “dans le Bureau ovale mercredi, lors de l’annonce de la signature” des nouveaux droits de douane.
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