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Ebola : l'OMS fait état de plus de 900 cas suspects en République démocratique du Congo

Source: France 24::
L'entrée de l'hôpital de Mongbwalu, en République démocratique du Congo, samedi 23 mai 2026. Les cas suspects de Ebola se multiplient. © Seros Muyisa, AFP
L'entrée de l'hôpital de Mongbwalu, en République démocratique du Congo, samedi 23 mai 2026. Les cas suspects de Ebola se multiplient. © Seros Muyisa, AFP

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé dimanche que "plus de 900 cas suspects d'Ebola ont été identifiés à ce jour, dont 101 confirmés" en République démocratique du Congo, pays dans lequel plus de 200 personnes ont été tuées ces dernières semaines par ce virus.

À l'épicentre de l'épidémie de maladie Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC), le climat oscille entre peur et déni, à mesure que la catastrophe sanitaire enfle et que les morts s'accumulent.

Mongbwalu, cité de quelque 130 000 habitants, est située dans les collines vertes du nord-est de la République démocratique du Congo, dans la province de l'Ituri. C'est là que se trouve le foyer de l'épidémie, qui a déjà tué 204 personnes dans le pays.

• Plus de 900 cas suspects d'Ebola recensés en RD Congo

Plus de 900 personnes sont soupçonnées d'avoir contracté cette maladie provoquant des fièvres hémorragiques en RD Congo, a annoncé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dimanche 24 mai au soir.

"À mesure que les efforts de surveillance sont renforcés dans le cadre de la lutte contre Ebola en RD Congo, plus de 900 cas suspects ont été identifiés à ce jour, dont 101 cas confirmés", a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X, sans mentionner de nombre de morts.

Dans un dernier bilan diffusé samedi, le ministère de la Santé du pays indiquait que l'épidémie avait causé 204 décès sur 867 cas suspects.

Le pays a déclaré le 15 mai une épidémie d'Ebola causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n'existe aujourd'hui ni vaccin, ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu'à 50 %. L'OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.

Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années avec une mortalité fluctuant entre 25 % et 90 %, selon l'OMS.

• Une attaque contre un hôpital en RD Congo pour récupérer une dépouille 

Des incidents sont survenus dans la nuit de dimanche à lundi dans un hôpital de Mongbwalu, épicentre de l'épidémie de la maladie Ebola en cours en RD Congo, où des habitants se sont introduits pour reprendre une dépouille. 

Dimanche soir, "un groupe de jeunes a attaqué l'hôpital à quatre reprises. Ils voulaient récupérer le corps d'un berger catholique décédé des suites de la maladie Ebola", a affirmé à l'AFP un responsable hospitalier sous couvert de l'anonymat. Il a précisé que le corps était celui "d'une figure emblématique bien connue, un leader religieux de Mongbwalu".

Des militaires sont intervenus pour disperser la foule avec des tirs de sommation. "La nuit d'avant-hier, mon véhicule a été touché" par des jets de pierre, et ces tensions "bloquent les activités de riposte" à l'épidémie, a ajouté la source médicale. Un autre source hospitalière a confirmé les incidents. 

Une tente d'isolement posée près de l'hôpital avait déjà été incendiée dans la nuit de vendredi à samedi. Aucun blessé n'avait été à déplorer. Des incidents similaires se sont également produits le 21 mai à Rwampara, en périphérie de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

• Deux nouveaux cas confirmés en Ouganda, sept au total

Deux nouveaux cas confirmés d'infection par le virus Ebola ont été enregistrés en Ouganda, a annoncé lundi le ministère ougandais de la Santé dans un communiqué.

Ces deux nouveaux patients portent à sept le nombre de cas confirmés – dont l'un est décédé – recensés en Ouganda depuis le début de l'actuelle épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, déclarée le 15 mai en République démocratique du Congo voisine.

"Ces deux nouveaux cas confirmés sont des Ougandais membres du personnel médical d'une clinique privée de Kampala", la capitale, qui ont été "admis dans l'unité de traitement dédiée et sont actuellement soignés", indique le ministère.

Avec AFP

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