La Cour suprême a empêché les républicains, vendredi, de redécouper les circonscriptions du Missouri à leur profit, mais le parti a pu remanier les districts dans de nombreux autres Etats, tandis que la Maison Blanche s’est employée à purger les listes électorales et à limiter le vote par correspondance, sans succès.
Par Nicolas Chapuis
A trente-neuf jours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, les règles du jeu sont enfin arrêtées. La Cour suprême a publié, vendredi 25 septembre, un arrêt rétablissant l’ancienne carte électorale dans le Missouri, malgré une tentative des républicains de redessiner les circonscriptions à leur avantage. Cette décision est la dernière d’une longue liste d’arbitrages rendus par la plus haute juridiction américaine, qui auront globalement fait bouger les lignes en faveur des républicains, sous l’impulsion notamment de Donald Trump.
En demandant au Texas de modifier les contours de ses districts pour gagner 4 à 5 sièges supplémentaires à la Chambre des représentants, le président américain a déclenché la plus grande opération de redécoupage électoral partisan de l’histoire moderne. La Californie a répliqué en effaçant quasiment les républicains de la carte. La Floride, la Caroline du Nord, le Tennessee, l’Alabama, la Louisiane, l’Utah ont également joué des ciseaux.
La Cour suprême est entrée dans la danse, avec une décision aux très lourdes conséquences : elle limite l’obligation de représentation des minorités et la possibilité de contester un redécoupage pour discrimination raciale. La Louisiane, l’Alabama et l’Utah se sont engouffrés dans la brèche pour redessiner leurs circonscriptions. Une dizaine d’autres Etats ont tenté de participer à cette course, mais ont été bloqués par les règles locales…
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