Visé par une information judiciaire pour avoir reçu un chèque de 60 000 euros de Kylian Mbappé en 2023, sanctionné disciplinairement fin 2025 avec une mise à la retraite anticipée, l’ancien CRS continuera à œuvrer à la sécurité des Bleus au sein du staff du nouveau sélectionneur, aux côtés d’un fonctionnaire de police.
Par Arthur Carpentier et Rémi Dupré
C’est un cas épineux pour la Fédération française de football (FFF). L’ancien commandant divisionnaire M. S., surnommé « Momo » en interne, a été au cœur des tractations estivales entre le nouveau sélectionneur de l’équipe de France, Zinédine Zidane, et la direction de la « 3F » pour constituer le casting du staff de l’icône.
Dans un communiqué publié le 13 août, le patronyme de M. S. figurait bien dans une première liste de membres du staff de « Zizou », aux côtés notamment de celui du champion du monde 1998 Fabien Barthez, nommé entraîneur des gardiens. La liste « finale » doit être annoncée officiellement le 15 septembre et « ZZ » entamera sa mission par un déplacement en Turquie, dix jours plus tard, en Ligue des nations.
Pilier historique du staff des Bleus depuis 2004, bardé d’expérience et gardien des secrets de plusieurs générations de joueurs, M. S. était détaché comme officier de liaison et de sécurité par le ministère de l’intérieur. L’ex-CRS de 57 ans va, « dans ses nouvelles fonctions », gérer « la coordination des aspects logistiques ainsi que de la sécurité privée », a confirmé au Monde la FFF. Celui qui a déjà œuvré auprès de trois sélectionneurs (Raymond Domenech, Laurent Blanc et Didier Deschamps) avant l’intronisation pour quatre ans de Zinédine Zidane, fin juillet, n’était pourtant guère assuré de prolonger sa carrière en équipe de France au terme du Mondial 2026.
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