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Basketball 5 min de lecture

Victor Wembanyama : un été en Bleus pour monter en puissance en vue de la Coupe du monde 2027

Source: Le Monde
Victor Wembanyama face à la Suède, lors d’un match de qualifications pour la Coupe du monde 2027, à Stockholm, le 30 août 2026. JONATHAN NACKSTRAND / AFP
Victor Wembanyama face à la Suède, lors d’un match de qualifications pour la Coupe du monde 2027, à Stockholm, le 30 août 2026. JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Après deux ans loin de l’équipe de France, la star du basket français a repris ses repères dans un collectif nouveau. Il a largement contribué aux victoires tricolores, comme dimanche en Suède (84-69), qui ont fait un grand pas vers le Mondial au Qatar.

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Victor Wembanyama n’avait plus enfilé la tunique des Bleus du basket depuis la finale des Jeux olympiques de Paris, perdue face aux Etats-Unis, le 10 août 2024 (98-87). Une thrombose veineuse profonde – un caillot de sang dans une veine - l’a éloigné des parquets lors de l’été 2025, puis le basketteur de 22 ans s’est consacré, en 2026, à sa saison avec les San Antonio Spurs, avec qui il est allé jusqu’aux finales de NBA, perdues face aux New York Knicks.

Pour ses retrouvailles avec l’équipe de France masculine de basket à l’occasion de quatre matchs internationaux du mois d’août, le joueur formé à Nanterre a dû retrouver ses repères dans un collectif qui ne compte que trois de ses anciens coéquipiers (Evan Fournier, Rudy Gobert et Matthew Strazel), emmené par un nouvel entraîneur Frédéric Fauthoux, qui a succédé à Vincent Collet en 2024.

Il est aussi arrivé avec un nouveau statut, celui du plus jeune capitaine tricolore depuis Tony Parker en 2003. « C’est une fenêtre très importante pour, c’est mon cas et le cas de beaucoup, découvrir le staff et de nouveaux coéquipiers, pour poser les bases, a-t-il relaté en début de rassemblement. Les prochains étés seraient faisables sans, mais c’est mieux de commencer maintenant. »

Sur le terrain, les Bleus ont dû trouver des automatismes, eux qui jouent peu ensemble, du fait des obligations des uns et des autres avec leurs clubs, notamment dans la puissante ligue nord-américaine, la NBA. A l’image de Victor Wembanyama, les Français sont montés en puissance au fil des quatre rencontres, ne se seront finalement inclinés qu’en Serbie, lors du premier des deux matchs amicaux face aux partenaires de Nikola Jokic, le 20 août (90-87) et ont assuré des points précieux dans la course à la qualification pour le Mondial au Qatar en 2027 – jeudi contre la Slovénie (90-67) et dimanche 30 août face à la Suède (84-69).

De plus en plus d’automatismes

Pour sa première sortie en tant que capitaine, l’intérieur des San Antonio Spurs a eu du mal à rentrer dans son match, coupable de six des 22 pertes de balles tricolores avant de réaliser deux contres sur la star Nikola Jokic et un dunk dos au panier. En 25 minutes de jeu, il a inscrit dix points, une statistique qui n’est pas dans ses habitudes. Trois jours plus tard à Orléans, Victor Wembanyama s’est montré plus efficace, avec 18 points marqués et 5 rebonds conquis lors de la deuxième confrontation face aux Serbes, remportée sur le fil en raison d’un gros trou d’air en début de troisième quart-temps (91-90).

Une mauvaise passe que les Bleus, plus solides en défense et encore imprécis en attaque, n’ont pas connue contre la Slovénie, lors de leur victoire à Bercy (92-67). Le natif du Chesnay (Yvelines) se savait attendu par le public parisien, qui ne l’avait pas vu sous la tunique bleue depuis 2024. Porté par ses supporteurs, il a répondu présent avec 22 points inscrits et une association avec Rudy Gobert courte mais cette fois fructueuse en défense.

Cette combinaison entre les deux géants français, qualifiée par Frédéric Fauthoux d’« une arme de dissuasion », était l’un des axes de travail principal de cette session estivale alors que les deux intérieurs NBA ont souvent manqué leurs rendez-vous ensemble en équipe de France. « On rêve tous que ça marche super bien, mais pour ça il y a du travail », confiait le sélectionneur, qui tenait la première occasion de tester ce binôme depuis sa prise de poste en 2024. Contre la Serbie, cet essai ne s’est pas avéré concluant : les deux pivots ont été poussés à la faute par la star Jokic, à plusieurs reprises.

La connexion Wembanyama - Gobert à travailler

Le duo a pourtant été reconduit contre la Slovénie, un adversaire peu outillé dans le secteur intérieur, cette fois avec succès. « On a eu des bons passages des deux côtés, on a pu vraiment les impacter physiquement. Quand on est tous les deux en synergie, c’est unique », a commenté Rudy Gobert après la rencontre face aux Slovènes.

Les deux n’ont pas eu l’occasion de concrétiser ces espoirs. Le joueur de 34 ans a dû déclarer forfait, dimanche en Suède, en raison d’une gêne musculaire. Au début de la rencontre, les coéquipiers de Victor Wembanyama, auteur de deux points dans le premier quart-temps, sont retombés dans leurs travers en attaque et ont laissé les Suédois s’envoler à la marque. Remis sur le bon chemin par Matthew Strazel, les Bleus ont pu compter sur leur capitaine (18 points) dans les derniers instants pour valider la victoire.

Malgré l’importance du duo Gobert-Wembanyama, Frédéric Fauthoux a rappelé que « c’est surtout les joueurs autour qui doivent leur permettre d’avoir des espaces intéressants. » « Il ne faut pas attendre qu’ils marquent 20 points chacun quand ils sont ensemble, a poursuivi le Landais. Ça arrivera peut-être un jour mais je n’imagine pas ça comme ça. Je veux que tout le monde soit connecté ensemble sur le terrain. »

Pour établir cette connexion, les Bleus auront peu d’opportunités d’y travailler avant les prochaines grandes échéances. S’il reste quatre matchs de qualification – contre l’Estonie (27 novembre et 28 février), contre la Suède le 30 novembre et la Slovénie le 25 février –, Victor Wembanyama et les autres joueurs de NBA ne seront pas de la partie, retenus en Amérique du Nord. Pour les revoir ensemble, il faudra sans doute attendre l’été prochain, où ils seront réunis en cas de qualifications, pour préparer la Coupe du monde. D’où l’importance d’avoir pris des repères en cette fin d’été.

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