Nyland a maintenu la Norvège à flot et Haaland a coulé le Brésil. Le premier en réalisant quatre parades décisives, le second en inscrivant un doublé synonyme de victoire pour la Norvège (2-1), dimanche 5 juillet au MetLife Stadium de New York, en huitièmes de finale du Mondial 2026.
En jetant un œil à l'historique des confrontations entre les deux sélections, cela s'annonçait mal pour les Brésiliens, encore jamais vainqueurs de la Norvège dans leur histoire. Un constat confirmé une nouvelle fois à New York, avec une troisième défaite face aux Vikings et pour la Seleçao, une disette qui se poursuit depuis 2002 face aux équipes européennes en match à élimination directe.
Dans un premier acte très équilibré, le ballon est principalement resté dans les pieds norvégiens (65 % de possession à la mi-temps) alors que les deux formations ont menacé tour à tour le but adverse, avec deux tirs cadrés de chaque côté, sans réussir à prendre l'avantage. La première alerte sérieuse a surgi rapidement, après une récupération haute d'Odegaard, qui a lancé Sorloth dans le dos de la défense brésilienne. L'attaquant norvégien a remisé en retrait pour Berg qui a conclu d'une frappe enroulée dans la lucarne (3e). Une joie de courte durée pour les Norvégiens, puisque le but a rapidement été annulé pour un hors-jeu évident.
Les Vikings ont frappé à nouveau en fin de première période, avec un bon travail de Haaland en pivot face à la charnière Gabriel-Marquinhos. Opportuniste, Odegaard a déboulé pour récupérer le ballon qui traînait à l'entrée de la surface et enchaîner une frappe devant Alisson, rapide sur ses appuis pour bloquer sa tentative (45e+3).
Du côté de la Seleção, le principal regret vient du pénalty obtenu par Matheus Cunha après un tacle raté de Kristoffer Ajer dans la surface. Mais Bruno Guimaraes a manqué son face-à-face avec le gardien norvégien, qui a bien plongé sur la droite pour repousser sa frappe (13e). Avant la pause, Vinicius Junior a sollicité une nouvelle fois Nyland, toujours solide sur sa ligne, qui s'est jeté sur sa frappe à ras de terre dans la surface (40e). Impossible alors de deviner de quel côté le match pouvait basculer.
Nyland dégoûte le Brésil
Toujours soumis au rythme imposé par la Norvège, les Brésiliens ont su faire le dos rond pendant un temps avant de relancer la machine. Entré en jeu quelques minutes auparavant, Endrick a foncé dans l'axe sur une ouverture de Vinicius en poussant un peu trop son ballon devant Nyland (60e). Dans la foulée, Rayan a lui aussi buté sur le portier norvégien (62e), tout comme Guimarães malgré une position de hors-jeu (63e).
Erling Haaland n'a pas eu beaucoup plus de réussite de son côté, ratant d'un rien le centre glissé au second poteau par Kristoffer Ajer (66e). Et alors que l'entrée de Neymar (67e), qui fêtait son 130e match avec le Brésil, devait donner un second souffle à des Brésiliens mis en échec, c'est le cyborg norvégien qui a frappé. Il n'en fallait pas moins qu'un centre parfait de Schjelderup devant le but pour voir l'attaquant surgir dans les airs et battre Alisson sur la droite (79e, 1-0).
Mais comme les grands matches se gagnent aussi avec de grands gardiens, Nyland a encore brillé en sortant du bout des doigts un ballon en cloche malheureux de Kristoffer Ajer, qui a tout de même rebondi sur le poteau (85e). Et inévitablement, Haaland est venu enfoncer le clou d'une frappe à ras de terre qui a fusé vers le petit filet droit d'Alisson (90e, 2-0). Le Brésil était à terre et l'attaquant norvégien à nouveau en tête du classement des buteurs aux côtés de Messi et Mbappé (7 réalisations).
Les Brésiliens ont bien obtenu un pénalty au bout du temps additionnel, transformé par Neymar (90e+9, 2-1) pour son tout dernier match disputé en Coupe du monde. Une maigre consolation pour une Seleção toujours en quête de sa gloire passée depuis 24 ans et qui prend la porte en huitièmes de finale. La Norvège atteint elle les quarts pour la première fois de son histoire et affrontera le vainqueur du choc entre Mexique ou l'Angleterre le 11 juillet prochain pour continuer à écrire son histoire.