« C’est le plus grand scandale de l’histoire du sport. » C’est ainsi qu’un élu de la Fédération internationale de football association (FIFA) qualifie auprès du Monde, sous le couvert de l’anonymat, l’affaire Folarin Balogun. Le buteur de l’équipe américaine a pu participer au huitième de finale de la Coupe du monde 2026, lundi 6 juillet, à l’issue duquel les Etats-Unis ont été éliminés par la Belgique (4-1). Or, le joueur avait été sanctionné d’un carton rouge lors du tour précédent, synonyme de suspension pour le match suivant, selon le règlement de la FIFA.
Mais l’annonce de la décision, dimanche 5 juillet, de la commission de discipline de la FIFA de commuer cette sanction en « un match de suspension avec sursis, assorti d’une période probatoire d’un an et d’une amende de 40 000 dollars [35 000 euros] », a fait l’effet d’une bombe. D’autant que le président américain, Donald Trump, a publiquement reconnu avoir demandé au président de la FIFA, Gianni Infantino, « un réexamen » de la suspension ferme du joueur.
Cette déclaration a placé M. Infantino dans une situation à tout le moins inconfortable, sinon critique. Déjà soupçonné de servir les intérêts de M. Trump depuis qu’il lui a remis, en décembre 2025, le « prix de la paix » de la FIFA, le président de l’instance a admis, dans un communiqué, lundi 6 juillet, avoir « expliqué » au téléphone au chef de l’Etat « qu’une procédure disciplinaire était en cours devant les instances juridictionnelles indépendantes de la FIFA et que l’affaire serait tranchée en temps voulu par les instances compétentes ». M. Infantino a ajouté qu’il découvrait les « décisions de la commission de discipline de la FIFA dès leur publication », rappelant son « autonomie et son indépendance ».
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