La ville portuaire de la Colombie-Britannique accueillera 7 des 104 matchs du tournoi, que le Canada organise avec les Etats-Unis et le Mexique, du 11 juin au 19 juillet. Mais, entre les prix des billets et le coût total de la compétition, l’événement peine à susciter l’engouement.
Par Eliott Dumoulin
Devant le BC Place, stade aux allures de soucoupe blanche posée au cœur du centre-ville de Vancouver, des adolescents occupent le parvis en jonglant avant l’ouverture des portes, en ce dimanche de la fin d’avril. Les Whitecaps, l’équipe locale, reçoivent les Colorado Rapids en Major League Soccer, le championnat nord-américain de football. Bientôt, le BC Place va changer de dimension : à partir du 13 juin, il accueillera 7 des 104 rencontres de la Coupe du monde masculine, que le Canada organise avec les Etats-Unis et le Mexique, du 11 juin au 19 juillet.
Un chronomètre officiel égrène le temps restant jusqu’au coup d’envoi du tournoi. « Les gars, c’est bientôt ! », lance l’un des jeunes, après un contrôle raté à proximité du dispositif lumineux. A quelques mètres de là, sur la vitrine d’un café, trône un autre décompte, mais celui-ci accuse un retard de huit jours. Dans la métropole de la Colombie-Britannique, l’attente autour de l’événement reste diffuse, comme si le Mondial n’y avait pas encore vraiment pris corps.
Dans le parc Coopers, aux abords du stade, George, 73 ans, Tom, 43 ans, et Magyd, 5 ans – ils n’ont pas souhaité donner leur nom de famille –, se font des passes. Le garçonnet, aux boucles brunes et à la conduite de balle digne de Lionel Messi, porte sur ses épaules un maillot de la sélection canadienne trop grand pour lui. La compétition, ils la regarderont à la télévision. « J’aurais adoré aller au BC Place, pour le petit et mon père, mais c’est inaccessible », déclare Tom.
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