Le schéma de fraude porte sur des sommes estimées à un total de 319 millions d’euros sur la période 2019-2025. Mais le montant de cette escroquerie de grande complexité pourrait être beaucoup plus important encore.
Par Jérôme Lefilliâtre et Thomas Saintourens
Ce n’est pas un membre reconnu du « haut du spectre » de la criminalité organisée, mais bien l’homme classé au sommet des ventes de musique en France qui a été mis en examen à Paris, vendredi 27 mars, pour « blanchiment aggravé » et « blanchiment en bande organisée » au terme de quarante-huit heures de garde à vue. Gandhi Djuna, plus connu de son nom d’artiste Gims, est soupçonné de faire partie d’un vaste réseau de blanchiment d’argent.
Le chanteur a été remis en liberté à l’issue de sa mise en examen et placé sous contrôle judiciaire, avec « l’obligation de verser un cautionnement » dont le montant n’a pas été précisé, a fait savoir le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Deux de ses « collaborateurs professionnels » ont, eux aussi, été mis en examen au même moment.
« Dans le cadre des investigations menées par l’ONAF [Office national antifraude], l’existence de liens potentiels entre ce réseau international et plusieurs mis en cause dont Monsieur Ghandi Djuna (alias « Gims ») est apparue », a souligné le Pnaco dans un communiqué, publié vendredi soir, et signé par Vanessa Perrée, la procureure nationale anticriminalité organisée. « Ces liens portent notamment sur des soupçons d’utilisation de fonds d’origine illicite aux fins d’investissements immobiliers importants à l’étranger et de blanchiment de fonds provenant d’activités illégales et la dissimulation de leur origine », est-il encore affirmé.
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