La présidente du conseil italien a affirmé devant le Parlement, jeudi, qu’elle entendait maintenir le cap de son gouvernement.
Par Allan Kaval (Rome, correspondant)
Dans un contexte international chaotique et un climat politique dégradé, il n’y a plus à l’horizon pour Giorgia Meloni qu’une seule échéance : les prochaines élections législatives, censées se tenir en 2027. Et la présidente du conseil de droite radicale l’assure, elle n’en avancera pas la date. La campagne électorale a donc commencé de fait, mais dans un paysage politique que sa défaite personnelle, lors du référendum constitutionnel des 22 et 23 mars sur la réforme de la magistrature, a transformé. A son désavantage.
Giorgia Meloni, qui a voulu défendre son bilan devant les Chambres, jeudi 9 avril, avait projeté une image de sérieux, de rigueur et de stabilité en comptant parmi les chefs de l’exécutif ayant bénéficié de la longévité la plus importante au palais Chigi, siège de la présidence du conseil. Mais tandis que la législature qui l’a portée au pouvoir en 2022 glisse dans sa phase descendante et qu’une nouvelle formation ultra-radicale progresse à la droite de la coalition, les déconvenues s’accumulent, alimentant, dans un certain chaos, des scandales et des polémiques dont l’opposition fait son miel, sans pour autant proposer d’alternative claire.
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