Six personnes ont été tuées et quinze autres ont été blessées, samedi, dans le centre historique de Cracovie, par un Polonais de 24 ans « fasciné par l’extrême droite », selon les termes du ministre de l’intérieur. Le parquet a ouvert dimanche une enquête pour acte à « caractère terroriste ».
La Pologne s’est réveillée, dimanche 8 novembre, avec le sentiment d’avoir été brutalement projetée dans une nouvelle ère. La veille, à 15 heures, à Cracovie, un homme a ouvert le feu à l’arme automatique depuis sa voiture, tuant six personnes et en blessant quinze autres, autour de la place du marché, dans le centre historique, fréquenté par de nombreux touristes. Il a été arrêté quelques rues plus loin, après une fusillade qui a duré une vingtaine de minutes.
Blessé pendant son interpellation, il a été placé en garde à vue à l’hôpital. La police l’a identifié comme un Polonais de 24 ans sans antécédents judiciaires, Michal O., originaire de la ville d’Ostrowiec Swietokrzyski, à 140 kilomètres au nord-est de Cracovie. Dans la soirée, les corps de ses parents et de sa sœur ont été retrouvés dans l’appartement familial.
Les premiers éléments de l’enquête, s’ils ne permettent pas d’établir les motivations de Michal O., font apparaître le profil d’un jeune homme aux idées radicales, « fasciné par l’extrême droite », selon les termes du ministre de l’intérieur polonais, Marcin Kierwinski. Le Bureau central de lutte contre la cybercriminalité s’est joint aux investigations pour vérifier les hypothèses formulées dans la presse et sur les réseaux sociaux autour de liens éventuels avec des groupes radicaux. Le parquet a annoncé, dimanche matin, ouvrir une enquête pour un acte à « caractère terroriste ».
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