Le groupe détenu par Vincent Bolloré est présent à toutes les étapes majeures de la fabrication des films français, de la production à la diffusion.
« Je ne peux plus continuer de travailler avec eux » : la réponse, cinglante, du patron de Canal+ aux signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré dans le secteur du cinéma a provoqué une onde de choc au beau milieu de l’édition 2026 du Festival de Cannes. Cette menace de « liste noire » renvoie précisément à l’« emprise » du milliardaire sur le cinéma que les signataires de la tribune entendent dénoncer.
Mais quelle est réellement l’étendue de cette influence ? Pour se le figurer, il faut d’abord comprendre comment fonctionnent la production et le financement des films en France, qui en sont les acteurs, et comment s’y insèrent les sociétés du groupe que dirige Vincent Bolloré.
Le circuit de fabrication d’un film commence vraiment lorsqu’un producteur décide de financer un projet. Son rôle est de trouver ces financements. Ce n’est pas évident car l’investissement est conséquent et risqué : un film coûte cher (souvent plusieurs millions d’euros), ses bénéfices sont imprévisibles et générés dans la durée, bien après que les dépenses ont été engagées. Il peut aussi, au final, ne pas être rentable.
Il vous reste 80.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.