La guerre a repris en Ethiopie, géant démographique de la Corne de l’Afrique. Les combats opposent différents groupes rebelles, constitués le plus souvent sur des bases ethniques, à l’armée fédérale. Dans cette mosaïque complexe, les renversements d’alliance sont fréquents.
Par Maëlle Duhamel
Depuis mardi 22 septembre, l’Ethiopie a basculé dans une guerre que l’un des principaux belligérants, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), qualifie de « totale ». Les affrontements se déroulent principalement dans le nord du pays, en l’absence d’observateurs extérieurs. Ils ont commencé peu après la formation d’une coalition de sept groupes rebelles, baptisée la « Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie », officiellement formée le 20 septembre et qui affiche pour objectif de « destituer le gouvernement fédéral » dirigé à Addis-Abeba par Abiy Ahmed.
Ces différents groupes, constitués le plus souvent sur des bases ethniques, entretiennent des relations complexes, avec parfois des objectifs contradictoires. Au fil des conflits armés qui ont ensanglanté ces dernières décennies l’Ethiopie – géant de la Corne de l’Afrique, avec plus de 130 millions d’habitants –, les renversements d’alliance ont été légion. Sans compter le rôle trouble joué par un acteur extérieur, l’Erythrée, qui se tient pour l’heure en retrait. Tour d’horizon des forces en présence, de leurs alliances mouvantes et de leurs ambitions.
Le Front populaire de libération du Tigré
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