Les autorités maliennes ont confirmé avoir procédé à des arrestations au sein de l’armée, et pas seulement. Elles accusent un groupe composé de militaires, d’acteurs politiques de la société civile, et un diplomate français, d’avoir ourdi un complot de déstabilisation des institutions
Parmi les onze portraits exhibés dans le journal de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM), puis dans la presse et sur les réseaux sociaux, figuraient ceux de sept officiers maliens, mais aussi d’“un ressortissant français répondant au nom de Vezilier Yann, agissant pour le compte du service de renseignement français”, selon un communiqué du gouvernement malien. Celui-ci a confirmé “l’interpellation d’un groupe présenté comme impliqué dans une ‘tentative de déstabilisation des institutions de la République’”, écrit Tama Média.
Le site d’information panafricain avait révélé le 11 août une vague d’arrestations dans l’armée, notamment celle de deux généraux de brigade renommés au Mali, Abass Dembélé et Nema Sagara, “l’une des figures féminines les plus importantes des forces armées maliennes”.
“Les racines du mal”
Des responsables politiques et des acteurs de la société civile suspectés d’avoir été impliqués dans ce complot contre le pouvoir militaire de Bamako ont également été mis aux arrêts, selon le communiqué. Les arrestations auraient débuté le 1er août.
“Ces militaires et civils n’ont eu d’autres ambitions que de chercher à briser, avec l’aide d’États étrangers, la dynamique de la refondation du Mali”, est-il également mentionné dans le communiqué. La présence d’un ... () Cet article est réservé aux abonnés.
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