Ces cinq hommes, tous Britanniques, sont soupçonnés de « préparation d’un acte terroriste ». Interrogé par la presse sur la possibilité que ce projet d’attaque « ait été motivé par un Etat étranger hostile », le ministre de la défense britannique a dit qu’il ne souhaitait « pas spéculer à ce stade de l’enquête ».
Le Monde avec AFP
Les cinq hommes arrêtés, dimanche, près d’une base militaire en Angleterre sur des soupçons de « préparation d’un acte terroriste » ont été libérés sous caution, a annoncé, lundi 28 septembre, le chef de la police antiterroriste, Laurence Taylor.
Plus tôt, lundi, l’Iran a nié « catégoriquement » être impliquée dans un projet d’attaque contre la base militaire de Fairford, en Angleterre, utilisée par les Etats-Unis, après des articles de presse rapportant que la police britannique enquêtait sur une éventuelle responsabilité de l’Iran. L’ambassade iranienne à Londres a affirmé, sur X, « rejeter catégoriquement (…) les récentes spéculations infondées et malveillantes publiées par certains particuliers et médias britanniques, qui tentent d’établir un lien entre l’Iran et l’arrestation de cinq suspects » près de la base militaire de Fairford.
Interrogé par Times Radio sur la possibilité que le projet d’attaque « ait été motivé par un Etat étranger hostile », le ministre de la défense britannique, Wes Streeting, a dit, lundi, qu’il ne souhaitait « pas spéculer à ce stade de l’enquête ».
« Cible légitime »
« Je suis parfaitement consciente des spéculations entourant les motivations de cet incident, ainsi que des questions géopolitiques qu’il soulève », a déclaré, pour sa part, Vicki Evans, coordinatrice nationale de la lutte antiterroriste. « Toutefois, je demande qu’à ce stade, les services de lutte antiterroriste puissent travailler avec le temps et la sérénité nécessaires, afin de mener leur enquête avec rigueur et clarté », a-t-elle ajouté.
En mars, le Royaume-Uni a autorisé les Etats-Unis à utiliser la base de Fairford pour des « opérations défensives spécifiques visant l’Iran », afin de détruire des missiles iraniens. Depuis, des bombardiers et d’autres appareils américains ont été vus en train de décoller et d’atterrir à Fairford. Elle a déjà été utilisée par l’armée américaine pour des opérations lors de la guerre du Golfe au début des années 1990 et de la guerre en Irak de 2003.
En juillet, les gardiens de la révolution iraniens ont menacé d’attaquer la base de Fairford, avertissant que toute base utilisée pour lancer des attaques contre l’Iran constituait une « cible légitime », selon The Telegraph.
Par le passé et récemment, Londres a accusé l’Iran et la Russie d’utiliser des intermédiaires pour mener des activités criminelles sur le territoire britannique.