Le Parquet national financier a requis, ce lundi matin, de la prison aménageable et de l'inéligibilité immédiate à l'encontre de Rachida Dati, jugée pour corruption et trafic d'influence au sein du Parlement européen.
« J'ai été sidéré par les demandes de peines. Ce qui est demandé contre Mme Dati, c'est une mort civile. On veut lui interdire le métier d'avocat, le métier de magistrat, le statut d'élu », a réagi l'un de ses avocats, Antoine Beauquier, en ouvrant le bal des plaidoiries de la défense. « C'est de la cruauté judiciaire », enchaîne, avec emphase, son confrère Olivier Baratelli. Ils seront quatre avocats à plaider le « vide sidéral » du dossier.
Dans la matinée, le parquet national financier (PNF) avait fustigé pendant plus de quatre heures, le « concert frauduleux » formé par l'ex-ministre et Carlos Ghosn, soupçonnés d'avoir noué un pacte de corruption. L'ancienne garde des Sceaux aurait fait, au mieux, illégalement du lobbying au Parlement européen pour le compte du constructeur automobile entre octobre 2009 et février 2013, en échange du versement de 900.000 euros.