Le site d’investigation affirme avoir récupéré trois autres conversations d’interlocuteurs de Jordan Bardella, consolidant le lien entre le compte Facebook incriminé et le président du RN. Des propos sont également tenus simultanément dans la conversation à la tonalité antisémite et sur le compte Twitter officiel de Jordan Bardella.
Par Clément Guillou
Depuis plusieurs jours, Jordan Bardella se plaint du fait que Mediapart contacte ses anciens amis d’adolescence, y voyant la marque d’un harcèlement. Certains lui ont signalé ces sollicitations ; d’autres ont fourni au journal d’investigation ce qu’il cherchait, à savoir les conversations tenues en 2013 avec le compte Facebook de Jordan Bardella. Celui-là même qui déversait des propos antisémites et complotistes, que le président du Rassemblement national nie avoir tenus.
Dans un article publié vendredi 9 octobre, Mediapart affirme que quatre interlocuteurs, à l’époque, de Jordan Bardella, « ont confirmé, documents à l’appui, que celui-ci était bien resté maître de son compte sur la période ». Trois d’entre eux ont extrait, auprès de l’hébergeur Meta, leurs conversations avec Jordan Bardella, dans lesquelles il mentionne des épisodes personnels apparaissant également dans l’autre conversation.
De nouveaux éléments de preuve sont par ailleurs fournis par Jordan Bardella en personne, sur son compte Twitter de l’époque. Le compte est toujours le même, et le député européen n’a jamais dit avoir été piraté. En 2013, dans la conversation Messenger contenant les phrases antisémites (telles que « Les banques sont toutes détenues par les juifs » ou « le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler »), le propriétaire du compte Jordan Bardella tient plusieurs propos qu’il répercute sur son compte Twitter simultanément.
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