Iran
Malgré un cessez-le-feu conclu le 24 juin, l’offensive surprise israélienne en Iran a semblé, pour de nombreux analystes, être le dernier maillon d’une stratégie militaire visant à affaiblir l’“axe de la résistance”, une solide alliance entre Téhéran et des milices étrangères. Explications en vidéo.
En réponse aux bombardements américains sur ses sites nucléaires dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin, Téhéran a lancé, le 23 juin, plusieurs salves de missiles visant des installations militaires américaines au Qatar et en Irak. Provoquant la colère de Doha, qui affirme avoir intercepté l’attaque en direction de la base d’Al-Udeid.
Le ministère qatari des Affaires étrangères veut «assurer la sécurité des citoyens, des résidents et des visiteurs» dans un contexte d’escalade militaire dans la région.
Le républicain entendait recalibrer la relation entre Washington et Tel-Aviv. Moins de six mois après son investiture, le président américain semble pourtant prendre le même chemin que ses prédécesseurs, emporté lui aussi par les coups de poker du Premier ministre israélien.
L'impact des raids américains sur les sites nucléaires iraniens sera énorme. Mais provoqueront-ils l'embrasement régional tant redouté ? Washington affirme que Téhéran n'est plus le caïd de la région.
En donnant l'ordre de bombarder des sites nucléaires iraniens, Donald Trump a privilégié la méthode forte au détriment de la diplomatie, un virage stratégique de Washington face à Téhéran aux conséquences hasardeuses estiment plusieurs experts.
Pétri par l’islam révolutionnaire et les traumatismes de la guerre Iran-Irak, le guide suprême iranien, qui a succédé en 1989 au père de la révolution islamique, l’ayatollah Khomeyni, a assis un pouvoir absolu à l’intérieur du pays et dominateur sur le plan régional. Mais depuis le 7 octobre 2023, jamais son empire n’avait été aussi mis à mal. Un portrait du journal libanais “L’Orient-Le Jour”.
Le président américain a annoncé jeudi se donner deux semaines pour décider d’une éventuelle participation américaine aux frappes d’Israël contre l’Iran. Pour la presse américaine, ce délai accordé aux Iraniens permet à Washington de renforcer ses options militaires.
Le véritable objectif du gouvernement israélien n’est pas seulement d’empêcher l’Iran de se doter de la bombe mais de renverser le régime. Et d’exercer un pouvoir absolu, au mépris du droit international, affirme le correspondant de la “Süddeutsche Zeitung” au Moyen-Orient.
Selon le premier ministre israélien, Ali Khamenei est «comme un Hitler moderne». «Il ne s’arrêtera jamais, mais nous allons faire en sorte qu’il n’ait pas les moyens de mettre ses menaces à exécution», a-t-il ajouté.
Pendant les années de conflit par procuration entre leurs pays, Israéliens et Iraniens se croyaient à l’abri. Mais la guerre de l’ombre frappe désormais à leurs portes. Depuis le 13 juin, dans les deux capitales, les habitants vivent dans la crainte. On déplore déjà de nombreuses victimes civiles de part et d’autre.