Dans un entretien au « Monde », le patron du football français explique les raisons pour lesquelles son instance a retiré son appui au président de la FIFA. Le dirigeant revient également sur la nomination de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France.
Propos recueillis par Alexandre Lemarié
La Fédération française de football (FFF) a annoncé, jeudi 10 septembre, le retrait de son soutien à Gianni Infantino, candidat à sa réélection à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA), lors du scrutin prévu le 18 mars 2027. En poste depuis 2016, le dirigeant italo-suisse est fortement contesté depuis la révélation, à la fin du mois de juillet, de son projet de privatisation de la Coupe du monde, finalement avorté. Le président de la FFF, Philippe Diallo, dénonce les « excès d’une forme de dérive financière ».
Fin juillet, l’annonce du projet de Gianni Infantino de créer une société commerciale pour céder une partie des droits de la Coupe du monde à des investisseurs privés a profondément modifié la perception que nous avions de la FIFA sur des points essentiels en matière de gouvernance ou de respect des valeurs. Il y a eu une défaillance et une entorse majeure à la direction qui doit être prise par le football mondial. A la FFF, nous l’avons découvert par le biais de la presse. Il n’est pas possible qu’un projet aussi structurant soit élaboré sans que, à un quelconque moment, la FIFA consulte ou informe ses membres.
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