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Erling Haaland 4 min de lecture

Erling Haaland a-t-il vraiment bien fait de se couper les cheveux ainsi ?

Source: GQ

Erling Haaland s’est coupé les cheveux. Dit comme ça, cela ressemble à la nouvelle la plus futile de ce dimanche de football, mais pour ceux qui ont passé ces derniers mois à regarder des vidéos de sa coupe parfaite plutôt que de ses buts, c’est la fin d’une époque. Le Norvégien a attendu le coup d'envoi de la nouvelle saison de Premier League pour se débarrasser de la chevelure blonde qui l’avait accompagné lors de la Coupe du monde 2026, la remplaçant par une coupe ultra-courte, celui qu’il arborait à l’époque du Borussia Dortmund, avant que quelqu’un ne lui mette un élastique entre les mains et ne change l’histoire de son image de marque.

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La nouvelle coupe de cheveux a été révélée quelques heures avant le match de Manchester City contre Bournemouth, première journée de la saison 2026/27 (victoire 2-1 sur le fil des Citizens, sans but d'Haaland), et a été annoncée de la manière la plus cohérente qui soit : une série de clichés publiés sur ses réseaux sociaux montrant l’avant et l’après, accompagnée d’une légende qui est déjà un petit classique : “short hair, don’t care”. Peu importe que certains regrettent encore la queue de cheval : la décision est prise. Pour comprendre pourquoi une coupe de cheveux fait autant la une qu’un transfert, il faut remonter à l’été dernier. Lors de la Coupe du monde, la Norvège de Haaland avait atteint les quarts de finale, il avait terminé le tournoi avec sept buts et une place assurée dans la course au Soulier d’or, mais sa chevelure attachée avait tout de même réussi à devenir un sujet à part entière, indépendamment du footballeur qui la portait, au point de lui valoir plus de trente-deux millions de nouveaux abonnés sur Instagram, soit la plus forte croissance parmi tous les protagonistes du tournoi. Ses élastiques à cheveux avaient déjà fait parler d’eux pendant la compétition, assortis à son maillot match après match, avec même une collection dédiée signée par la marque norvégienne dont l’attaquant est également associé.

Derrière le choix de porter les cheveux longs se cachait également une superstition. En juillet, lors d’une interview, Erling Haaland avait raconté que c’était Zlatan Ibrahimovic qui le lui avait conseillé. Un conseil suivi à la lettre pendant une année entière, jusqu’à ce dimanche, où, de toute évidence, la confiance en ses qualités techniques a pris le pas sur celle en sa chevelure.

Erling Haaland
© Michael Steele/Getty Images

Le moment choisi, il faut le dire, n’est pas le fruit du hasard. Manchester City aborde sa première saison après l’ère Guardiola, avec Enzo Maresca appelé à reprendre un héritage qui, à Manchester, pèse plus lourd que n’importe quel trophée. L’arrivée de l’entraîneur italien sur le banc marque déjà en soi un changement d’époque, et un attaquant qui se présente avec un tout nouveau look, presque comme pour un premier jour d’école, semble être la seule façon cohérente d’ouvrir un cycle qui s’annonce différent de tout ce que l’on a vu ces dernières années.

Et en Serie A, où la coupe « mullet » de Ricardo Mangas à Monza a démontré à quel point une coupe de cheveux peut désormais valoir autant qu’un transfert phare, le message est clair et net : dans le football de 2026, l’esthétique fait désormais partie intégrante de la stratégie par laquelle un joueur exprime où il en est dans sa carrière. Une chose est sûre : les élastiques colorés devront attendre la prochaine repousse pour revenir sur le devant de la scène.

Article initialement publié sur GQ Italie

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