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Industrie Musicale 1 min de lecture

Pourquoi le tube de l’été a explosé en mille morceaux

Source: Le Monde
Shakira, lors du spectacle de la mi-temps de la finale de la Coupe du monde de football, au MetLife Stadium, à East Rutherford (New Jersey), le 19 juillet 2026. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP
Shakira, lors du spectacle de la mi-temps de la finale de la Coupe du monde de football, au MetLife Stadium, à East Rutherford (New Jersey), le 19 juillet 2026. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP
Alors que le streaming redistribue les cartes de l’industrie musicale, l’idée d’un titre unique, capable de rassembler toutes les générations, cède la place à une multiplicité de succès, moins massifs et plébiscités par des publics plus ciblés.

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Chaque été a sa bande-son : 1975 restera à jamais celui de L’Eté indien, de Joe Dassin, 1989 celui de la Lambada, du groupe Kaoma… Mais connaissez-vous le titre qui a marqué l’été 2026 ? Ou celui d’avant ? Non ? Pas étonnant : ces dernières années, aucun morceau n’a réussi à s’imposer, à l’exception du tube Espresso de la pop star américaine Sabrina Carpenter, sorti en avril 2024 et certifié disque de diamant en France (35 millions de streams) cinq mois plus tard.

L’été 2026 ne servira pas de contre-exemple. En témoigne le classement du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP), qui place Dai Dai, l’hymne de la Coupe du monde de football interprété par Shakira, en tête ; le top de la radio rap et R’n’B Skyrock, qui plébiscite plutôt Pilé, de Mauvais Djo ; et le classement « Top France » de la plateforme de streaming Spotify, qui couronne Sexy Nana, d’Aya Nakamura. Et si aucun de ces titres ne vous parle, ce n’est pas qu’une question de génération, mais tout simplement parce que le concept même de tube de l’été est en train d’opérer sa mue.

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