Les ministres de l’Intérieur des membres de l’Union européenne doivent se réunir mardi afin d’esquisser une réponse à la vague migratoire qui a déferlé sur l’enclave espagnole de Ceuta. Mais les divergences s’accentuent.
Par Louis Dubar, Bruxelles
Vingt-deux États membres de l’Union européenne ont uni leurs voix dans une coalition hétéroclite emmenée par la dirigeante d’extrême droite italienne Giorgia Meloni et la sociale-démocrate danoise Mette Frederiksen. Dans une lettre ouverte adressée aux présidents des institutions européennes et au premier ministre irlandais, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil, les signataires, parmi lesquels figure le chancelier allemand, Friedrich Merz, réclament « une réponse européenne immédiate et coordonnée » et ont obtenu la convocation d’une réunion d’urgence des vingt-sept ministres de l’Intérieur de l’UE.
Mais cet appel à l’unité révèle déjà ses premières fissures : la France, le Portugal et le Luxembourg n’ont pas signé le document. Dans un autre courrier adressé aux présidents des institutions européennes, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a dénoncé des attitudes allant « à l’encontre des intérêts à long terme de l’Europe », rappelant que la frontière…